Les stages et projets de groupe tuteurés par un enseignant contribuent à concrétiser les acquis pédagogiques, à conforter la connaissance du fonctionnement des entreprises, à développer l’esprit d’initiative et l’esprit critique.

En fin de licence 1, un premier stage d’immersion
Ce stage, placé très tôt dans le cursus, permet à l’étudiant une première immersion dans une entreprise, une collectivité territoriale ou une association afin d’en découvrir le fonctionnement, d’y produire un travail et de consolider sa perception des métiers de chargé de mission développement local/ médiateur territorial. Ces éléments ont pour but de renforcer la motivation de l’étudiant afin qu’il fournisse les efforts nécessaires à sa réussite dans le cursus. Ce stage a pour objectif principal l’acquisition de compétences transversales : savoir présenter l’organisation et se positionner à l’intérieur ; définir les interactions avec ses collègues ; savoir décrire sa (ses) mission(s) en termes d’organisation du travail, de vocabulaire et d’outils spécifiques nécessaires : analyser sa (ses) mission(s) pour déterminer les compétences nécessaires à sa réussite et la prise d’initiative possible : déterminer a posteriori les compétences acquises durant le stage et le niveau de responsabilité dans la réalisation de sa (ses) mission(s) ; décrypter les difficultés éventuellement rencontrées et solutions mises en place.
Les étudiants seront initiés à l’exercice d’autoévaluation et le stage sera suivi d’un debriefing (présentation et débats en petits groupes d’étudiants).

En master 1, un stage de spécialisation
Il est réalisé en laboratoire, en entreprise, dans une collectivité territoriale, une association, en France ou à l’étranger. D’une durée de 5 mois, il familiarise l’étudiant avec la vie en laboratoire ou en entreprise, ses contraintes et ses codes. Ce stage s’articule autour d’une mission confiée à l’étudiant. Il donne lieu à un mémoire de stage soutenu devant les tuteurs enseignants et les tuteurs professionnels.
En master 2, un stage de fin d’études
Ce stage de M2 d’une durée de six mois, majoritairement effectué en entreprise ou collectivité territoriale, a pour objectif de consolider et valider les compétences acquises pendant la formation et nécessite une préparation adéquate. Il conduit à la rédaction d’un mémoire de stage et d’une soutenance.
Source : référentiel CMI 2016-19, réseau Figure
L’aptitude à gérer un projet, l’esprit de synthèse, le travail en équipe sont des aspects fondamentaux du métier d’ingénieur agissant dans les territoires et, à ce titre, font partie intégrante de la formation. La réalisation de projet a pour but de permettre aux futurs diplômés CMI d’apprendre à résoudre des problèmes variés à l’aide des connaissances scientifiques et techniques qui leurs sont enseignées tout au long des cinq années du cursus.
C’est le terrain d’application des compétences acquises (notamment la conception et mise en œuvre de projet et de dispositifs participatifs) ; et très tôt, dès le L1, une inversion de l’apprentissage, plus conforme à la réalité de la vie professionnelle, où les questions se posent parfois avant que les connaissances ne soient acquises.

L1, semestre 2, un projet d’initiation à l’ingénierie de projet territorial et participatif
Concevoir un jardin collectif accessible aux personnes à mobilité réduite, mettre en place une filière de compostage ou encore développer une gestion plus rurale des espaces verts : tels sont quelques exemples de projets menés sur le campus par les étudiants de L1 dans le cadre de ce cours. Cette démarche constitue une première confrontation à l’ingénierie de projet, aux logiques d’acteurs et aux difficultés propres à une transition systémique. Les projets, inscrits dans le territoire de l’université, contribuent à leur échelle à la transition écologique et sociale vers un campus durable, qu’il s’agisse des pratiques alimentaires, des activités culturelles, de la gestion des espaces verts ou encore du budget participatif de l’université.
Compétences : concevoir une matrice de projet (objectifs/ résultats/ actions) ; prendre contact et mener des entretiens avec des acteurs ressources ; planifier et mener des actions ; concevoir des dispositifs participatifs simples.
L2, semestre 4, un projet de veille et recherche documentaire
Afin d’écrire une réponse à un appel à projet, il est nécessaire de maîtriser les enjeux des territoires d’intervention et les thématiques sur lesquelles porte la proposition d’action. Les étudiants doivent pour cela savoir trouver, mobiliser et intégrer les écrits de références sur une question donnée. Ce projet, en lien avec le cours « Réponse à appel à projets », a donc pour objectif d’initier les étudiants aux pratiques de recherche bibliographique et de traitement de l’information. Le projet donnera lieu à une présentation orale et une autoévaluation.
Compétences : établir et mener une stratégie de recherche bibliographique (identifier les étapes permettant de chercher, trouver et évaluer des sources pertinentes imprimées et/ou électroniques), mettre en place une veille scientifique sur une thématique ; maîtriser les outils de la recherche bibliographique (moteurs de recherche, interroger de façon pertinentes les catalogues de bibliothèques, et les bases documentaires généralistes ou spécialisées…) et de la veille scientifique ; rédiger une synthèse de la recherche bibliographique ( état de l’art).

En master GAED, des projets tuteurés de grande ampleur
Dans le master GAED, chaque groupe d’étudiants doit traiter, durant 6 mois, un sujet précis donné par l’équipe enseignante : diagnostic agricole d’un territoire agricole, diagnostic hydro-social, accès aux soins de santé d’une population… Chaque semaine, une journée est consacrée aux travaux en autonomie : recueil et traitement de données, entretiens, analyses, rédactions des livrables… Fin octobre, les étudiants se rendent sur le terrain pour une semaine intensive d’enquête. Retrouvez les projets tuteurés menés ces dernières années sur les sites des parcours du Master GAED : Gestion de l’eau, Territoires Villes, Santé, Nouvelles Ruralités, Agriculture, Développement local.
Dans le master d’Urbanisme et Aménagement, vous serez amenés à répondre à une commande de grande ampleur.
De janvier à avril, une mission d’étude est réalisée par groupe d’étudiants en fin de dernière année de Master. Ces études sont le fruit de commandes réelles d’organismes professionnels, privés ou publics. Ces travaux sont co-encadrés par les commanditaires et les enseignant·es de l’équipe pédagogique. Le champ des commandes possibles est varié : réflexion de type prospectif ; évaluation de dispositifs ; étude de programmation sur un projet ; diagnostic territorial, etc.
Du point de vue pédagogique, l’objectif est d’initier les étudiant·es à l’exercice professionnel et de leur permettre de se former à la gestion de projet et aux échanges avec le milieu professionnel, à la gestion du travail collectif (calendriers prévisionnels, rédaction de notes de synthèse), aux méthodes qualitatives et quantitatives d’analyse et de traitement des données, à l’élaboration de diagnostics et de propositions.