L’aptitude à gérer un projet, l’esprit de synthèse, le travail en équipe sont des aspects fondamentaux du métier d’ingénieur agissant dans les territoires et, à ce titre, font partie intégrante de la formation. La réalisation de projet a pour but de permettre aux futurs diplômés CMI d’apprendre à résoudre des problèmes variés à l’aide des connaissances scientifiques et techniques qui leurs sont enseignées tout au long des cinq années du cursus.
C’est le terrain d’application des compétences acquises (notamment la conception et mise en œuvre de projet et de dispositifs participatifs) ; et très tôt, dès le L1, une inversion de l’apprentissage, plus conforme à la réalité de la vie professionnelle, où les questions se posent parfois avant que les connaissances ne soient acquises.

Terrain dans le Vexin Français, lors d’un projet tuteuré de M2 sur les stratégies d’adaptation des agricultures au changement climatique. Au 2ème plan, les premières vignes d’Ile-de-France

L1, semestre 2, un projet d’initiation à l’ingénierie de projet territorial et participatif
Les étudiants devront concevoir et mettre en place un projet simple, très localisé, impliquant les acteurs d’un petit territoire. Il s’agit d’une première confrontation à l’ingénierie de projet, aux logiques d’acteurs, et aux difficultés que posent une transition systémique. Le projet mené pourra prendre pour cadre le territoire de l’université, et œuvrer à sa mesure à la transition vers un campus durable (en ayant pour objet les pratiques alimentaires, les activités culturelles, les espaces verts, le budget participatif de l’université…).
Compétences : concevoir une matrice de projet (objectifs/ résultats/ actions) ; prendre contact et mener des entretiens avec des acteurs ressources ; planifier et mener des actions ; concevoir des dispositifs participatifs simples.

L2, semestre 4, un projet de veille et recherche documentaire
Afin d’écrire une réponse à un appel à projet, il est nécessaire de maîtriser les enjeux des territoires d’intervention et les thématiques sur lesquelles porte la proposition d’action. Les étudiants doivent pour cela savoir trouver, mobiliser et intégrer les écrits de références sur une question donnée. Ce projet, en lien avec le cours « Réponse à appel à projets », a donc pour objectif d’initier les étudiants aux pratiques de recherche bibliographique et de traitement de l’information. Le projet donnera lieu à une présentation orale et une autoévaluation.
Compétences : établir et mener une stratégie de recherche bibliographique (identifier les étapes permettant de chercher, trouver et évaluer des sources pertinentes imprimées et/ou électroniques), mettre en place une veille scientifique sur une thématique ; maîtriser les outils de la recherche bibliographique (moteurs de recherche, interroger de façon pertinentes les catalogues de bibliothèques, et les bases documentaires généralistes ou spécialisées…) et de la veille scientifique ; rédiger une synthèse de la recherche bibliographique ( état de l’art).

M1, un projet tuteuré de grande ampleur accompagné d’un module CMI science citoyenne
Chaque groupe d’étudiants doit traiter, durant 6 mois, un sujet précis donné par l’équipe enseignante. Les sujets peuvent être strictement liés à une des trois thématiques – santé, eau, agriculture – ou bien être transversaux. Le dossier rendu par les étudiants consistera en une synthèse sur le sujet proposé. Celle-ci devra comprendre une analyse critique du projet étudié (identifier les jeux d’acteurs, les limites de l’action analysée, les controverses, …). Le dossier sera mené sur un espace donné. Les étudiants seront encadrés tout au long de leur travail par un enseignant référant.
Les étudiants CMI devront de plus produire et mettre en œuvre des outils de science citoyenne/ participative. Par exemple, organiser des ateliers de cartographie participative avec les acteurs de terrain, concevoir une carte collaborative en ligne à l’aide d’outils comme OpenStreetMap, concevoir une plateforme collaborative de recueil de données.

M2, un dernier projet tuteuré participatif comme point d’orgue du CMI-TTP
Cet enseignement repose sur un travail collectif et sur une problématique précise correspondant à une commande d’un partenaire extérieur (collectivité locale, structure gestionnaire, association, équipe de recherche, …) sur un terrain donné. Pour répondre au sujet proposé, les étudiants mobiliseront les compétences techniques enseignées (en particulier dans les enseignements méthodologiques) mais aussi les connaissances fondamentales acquises au fil sur des sujets réels comme ceux auxquels ils seront confrontés dans le monde professionnel. Ils travailleront donc pour des partenaires extérieurs et seront encadrés tout au long de leur travail par l’équipe pédagogique. L’objectif de cet enseignement est également de donner l’occasion aux étudiants de mener un travail en groupe dans un temps limité (calendrier serré avec impératif de résultats).
Les étudiants CMI, en mobilisant tous les savoirs et connaissances acquis lors des 5 années du CMI-TTP, devront en plus concevoir et de mettre en œuvre un dispositif participatif engageant les acteurs du territoire concerné (habitants, usagers, producteurs, élus…). Les étudiants organiseront des ateliers de territoires, réunions, focus group… dans le but d’appréhender la diversité des points de vue sur l’objet d’une transition, ou de partager et discuter le résultat du travail d’enquête des étudiants, ou encore de co-construire avec les acteurs une stratégie de transition pour leur territoire.